Marssac-sur-Tarn. François Enguilabert : «Vous imaginez un Marssac-Marseille»

  • François Enguilabert : « J’espère donner une bonne image du club. »/Photo DDM Emilie Cayre
     
François Enguilabert : « J’espère donner une bonne image du club. »/Photo DDM Emilie Cayre
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l'essentiel
François Enguilabert n’est plus loin des 30 ans de présidence au club de Marssac. L’homme, discret et humble, s’apprête à savourer ce 64e de finale, la page la plus glorieuse de son club.
 

Comment appréhendez-vous ce match de gala ?

C’est tellement irréaliste qu’on a du mal à réaliser. Mais le cahier des charges de la FFF est conséquent et cela nous rappelle qu’on ait bien en 64es de finale…
 

Quelles sont les grandes lignes de ce cahier des charges ?

Il faut une quarantaine de bénévoles au stade, quatre guichets, deux buvettes, une soirée d’après-match pour les partenaires, une équipe de secouristes, des stadiers… La fédé nous avait prévenus qu’on ne pourrait recevoir à Marssac que jusqu’au niveau National 2 et la mairie d’Albi nous a gentiment prêté gracieusement le stade Rigaud.

 

Ressentez-vous un engouement ?

En ville, l’association des commerçants est derrière nous et ils nous ont même invités dimanche au marché de Noël. Il y a eu aussi un concours d’affiches. Je reçois également des demandes de billets. Si on arrive à 1 500 spectateurs, ce sera déjà bien.

 

Avez-vous le sentiment de sauver l’honneur du football tarnais en difficultés depuis plusieurs saisons ?

C’est une fierté d’être dans les cinq dernières équipes encore en course en Occitanie. C’est plus qu’historique, c’est exceptionnel. C’est une situation bien agréable, mais on n’est pas à notre place. Albi devrait être au niveau national et des clubs comme Castres ou Gaillac en élite régionale…

 

La Coupe de France est-elle intéressante sur le plan financier ?

On a gagné 7 500 euros pour le 6e tour et 15 000 pour le 7e soit 22 500 euros. Si on passait Pau, on y ajouterait 55 000 euros. On devrait partager avec Pau la recette aux guichets et les buvettes, sachant qu’un euro par billet ira au Téléthon. Cela permet d’améliorer le quotidien des joueurs et de l’école de foot. En 2014, après le match face à Clermont, on avait payé une sortie à Walibi à tous les jeunes.

 

Vous ne partez pas favori face à cette équipe de Pau, leader de National…

On a toujours peur de faire mauvaise figure, mais je fais confiance aux joueurs et au staff. J’espère qu’on sera en mesure d’offrir un beau spectacle et de donner une bonne image du club. Au 7e tour, quand Saint-Medard est venu, on a senti un climat très agréable et on a marqué des points. Je veux qu’on ait un comportement exemplaire sur et en dehors du terrain.

 

Comment expliquez-vous la longévité du club à un bon niveau régional ?

Je suis président depuis bientôt 30 ans et nous ne sommes descendus que deux fois en Promotion honneur (Régional 3 aujourd’hui). C’est un club familial où les joueurs et les éducateurs sont chouchoutés. On essaie de faire ce qu’on dit. On a construit un club house, on a aménagé l’an dernier un mini-terrain synthétique… On est un club crédible.

 

Comment avez-vous attiré un joueur comme Jonathan Lacourt, un ancien pro ?

C’est vrai qu’il nous apporte beaucoup. Il n’est pas venu pour l’argent, il n’y en a pas, mais pour l’ambiance et il s’est installé ici avec sa famille. Il s’est très bien intégré au club.

Au-delà de la coupe, la priorité reste le maintien en Régional 1…

J’espère que ce match ne viendra pas ternir nos résultats en championnat. Depuis qu’on est en R1, on nous regarde différemment, que ce soit la mairie ou les entreprises. On joue Lourdes, Tarbes, Golfech, ça change la donne.

 

Vous rêvez du Paris SG en 32es de finale ?

Les joueurs y pensent mais ce ne sera pas Paris car il y aura un tirage nord sud. Mais vous imaginez un Marssac-Marseille…

 

Trois questions à Mickaël Bertrand, entraîneur de Marssac : « on s'est préparé pour gagner le match"

Comment as-tu préparé ce match ?

« Quand j’étais joueur, je n’étais pas forcément favorable à des préparations exceptionnelles pour des événements exceptionnels. Du coup, on n’a pas changé nos habitudes. On s’est entraîné trois fois cette semaine avec une dominante physique le mardi, une séance technique jeudi et une mise en place hier. Comme les matchs de National sont diffusés sur Canal Plus Sport j’ai pu regarder également des bouts de match pour me faire une idée de l’adversaire. Enfin, les joueurs sont convoqués un peu plus tôt que d’habitude mais c’est tout. Rien de particulier pour aujourd'hui. »

Que penses-tu de ton adversaire ?

« C’est du solide. De toute façon, quand on n’a perdu qu’un seul match en dix-sept rencontres, il n’y a pas de hasard. C’est extrêmement rapide devant, costaud derrière et en place tactiquement. On sent la patte de Bruno Irlès qui a redressé le club puis a su faire venir les bons joueurs pour re-dynamiser un club qui végétait en National et peut aujourd’hui prétendre à la montée en Ligue 2. On s’attend à un match forcément difficile mais on croit en la qualification. »

Alors, comment gagner ce match ?

« Il faut être prêt à tout. D’abord à aller au combat. On sait que ce sera plus dur que d’habitude et il faudra redoubler d’effort pour être au niveau. On doit également s’attendre à avoir moins souvent le ballon et à beaucoup courir. On ne va pas changer nos principes de jeu mais comme on devrait moins avoir le ballon, certainement qu’on ne pourra pas exercer un pressing très haut et qu’il faudra défendre ensemble un peu plus bas. Enfin, il faudra des circonstances positives. Que nous on soit très bons et eux moins bons que d’habitude. Quoiqu’il en soit, on a préparé ce match pour le gagner. Cet événement est une reconnaissance méritée pour le club qui représente son village, son département et même la région quand on sait qu’il ne reste que cinq équipes amateurs. »

Les coachs concentrés et déterminés

Les coachs concentrés et déterminés

 

David Maurice, minot contre Clermont, capitaine face à Pau

David Maurice et le gardien Florian Frede sont les deux seuls joueurs qui auront joué Clermont en 2014 et Pau ce soir. Cinq ans auparavant David Maurice évoluait en défense centrale avec l’expérimenté Mickaël Rosa, alors capitaine. Aujourd’hui, c’est lui qui porte le brassard. Marssacois d’adoption, il a tenté sa chance à l’US Albi quand le club était une place forte du football régional : « j’avais tout juste dix-huit ans et j’étais avec le groupe de la CFA. Je faisais les déplacements, j’étais aligné sur les feuilles de match mais je n’ai jamais joué ». David ne vit pas avec des regrets mais il avoue qu’à cette époque il rêvait de jouer plus haut. Les aléas en ont décidé autrement : « il faut un peu chance, un entraîneur qui nous lance, se faire remarquer. Je n’en ai pas eu l’opportunité et comme je manquais de temps de jeu, je suis revenu à Marssac ». Marssac, une terre d’accueil pour la famille Maurice puisqu’ils sont aujourd’hui quatre à jouer au club. Emmanuel, David et Nicolas chez les Seniors, Baptiste en U17. Il ne faut pas oublier non plus Sandra qui vient tout juste de raccrocher les crampons et qui a fait les beaux jours de l’Asptt Albi. Bref, une famille de footballeur.

Sous l’ère de Sébastien Masias, il est un titulaire indiscutable. C’est donc en toute logique qu’il se retrouve aujourd’hui capitaine alors qu’il n’a que vingt-cinq ans et encore de belles aventures à vivre. Pour l’instant, celle qu’il vit actuellement est la plus « excitante » selon ses propres mots : « Contre Clermont, l’écart de cinq divisions était trop important. Cette fois-ci il n’y en a que trois et on est tous déterminés. D’ailleurs, le discours est clair depuis quinze jours: celui qui ne croit pas que l’exploit est possible reste à la maison. Le groupe est bien meilleur qu’il y a cinq ans. On sait qu’il faudra réaliser le match parfait, avoir de la réussite défensive et être efficace offensivement mais on sait qu’on aura des occasions. Il faudra juste les mettre au fond ». Ce soir, il arborera le brassard avec fierté. La fierté de représenter son club de coeur avec ses dirigeants, ses bénévoles et ses supporters qui donnent envie de se surpasser.

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David Maurice, un capitaine fier !

Marssac-sur-Tarn. Un joli conte de Noël pour Marssac

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Les Marssacois s’apprêtent à jouer un match de gala./M.P.V.
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Il était une fois une petite histoire qui a commencé doucement le 1er septembre à Graulhet ou les Marssacois se sont qualifiés pour le 3e tour de la coupe de France. Puis ont suivi Saint-Juéry et Saix. On pouvait penser que cette balade allait se terminer au 5e tour avec la réception d’Onet le château mais non. Bien au contraire, l’histoire a véritablement commencé à prendre de l’ampleur au point de se poursuivre après la victoire sur Lourdes et la qualification pour le 7e tour.

 
 

C’est devenu un véritable conte de Noël lorsque Saint-Médard venu de sa Gironde natale s’est présenté à D. Gach pour repartir comme les autres avec une défaite avec deux buts marqués dans les dix dernières minutes, comme un véritable match de coupe de France. 

La désignation de Pau, leader incontesté du championnat de National comme prochain adversaire est venue apporter sa part de rêve. La mairie d’Albi n’a pas été en reste, accordant au club la possibilité de jouer à Maurice Rigaud avec le concours dévoué du service des sports de la ville et le soutien spontané de l’ASPTT Albi. Les éducateurs et les dirigeants du club et même des clubs amis sont rentrés sans hésiter dans le conte pour faire face à l’organisation d’un tel match et le cahier des charges de la Fédération Française de Football. Maintenant, le meilleur rôle dans ce conte appartient à l’encadrement et aux joueurs qui pourtant et contrairement à ce qui peut être insinué par le président d’un club voisin, ne bénéficie pas d’un budget dix fois supérieur au sien pour les seniors Il faut commencer à balayer devant sa porte pour rechercher ses erreurs.

Ce sont les joueurs qui par leur envie, leur volonté, leur implication, leur efficacité écriront la suite de cette belle histoire, sans oublier la petite fée qui, comme dans tout conte digne de ce nom va agiter sans aucun doute sa baguette magique dans le bon sens. Le public qui viendra, c’est sur en très grand nombre et tous les enfants de l’école de football transformeront ce conte en réalité. Une certitude.

Marssac-Pau, samedi à 19 heures au stade Rigaud d’Albi, entrées 5 et 8 euros.

 

Suite à l’interview de M. le président de l’US Albi paru dans La Dépêche du Midi du 3, décembre 2019, le président de l’US Albi précise que : "A titre de comparaison, Marssac a dix fois plus de budget pour ses équipes seniors (150 000 € contre 15 000 € pour l’US)."

Je m’élève solennellement contre cette affirmation gratuite. C’est un mensonge volontaire et insidieux : volontaire parce qu’on n’annonce pas un tel chiffre par hasard et insidieux car il vise à quelques jours du match contre Pau à semer le doute chez les joueurs, éducateurs et dirigeants. Il ne faut pas aller chercher chez les autres les raisons d’un échec. Merci de laisser notre club vivre sa vie et de ne plus parler de nous."

François Enguilabert, président de Marssac

Marssac-sur-Tarn. Football : l’équipe une concède le nul

 
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Les joueurs de Bertrand-Caria pensaient bien tenir les trois points de la victoire contre Cazères mais c’était sans compter sur l’arbitre de la rencontre qui a fait durer le plaisir jusqu’à la 98e minute et l’égalisation des visiteurs. C’est rageant mais il est vrai aussi que les Marssacois prennent trop de buts en ce moment. Ce match était aussi une superbe préparation pour la semaine prochaine face à des visiteurs de grande qualité.

 

Les 17 ans du Pôle Pastel se sont imposés largement et les 15 ans sont allés chercher un bon nul à Lavaur.

 

Le grand soir : Cela fait trois semaines, en fait, depuis le tirage au Stade de France, que tout le village et le Grand Albigeois pensent à ce samedi, à 19 heures, et à cette rencontre de Coupe de France face à Pau. Elle aura lieu au stade Maurice-Rigaud avec l’accord bienveillant de la mairie d’Albi. Bien sûr, les Marssacois ne seront pas les favoris de cette confrontation. On sait en effet que les Palois sont en tête de leur championnat de National avec 9 victoires, 5 nuls et une seule petite défaite et qu’ils viennent encore de gagner leur dernier match de championnat à Bastia-Borgo. Mais après tout, on entre peu à peu en période de Noël et on peut se mettre à rêver d’un petit cadeau de Noël. On espère du côté marssacois beaucoup de monde pour encourager les joueurs en souhaitant qu’ils soient à la hauteur de l’événement.

Points de vente : Des points de vente ont été mis en place au Leclerc de Gaillac, au tabac-presse du rond-point de Gesse à Albi et au bar-restaurant de L’Atipyc à Marssac.

Par ailleurs, la deux reçoit, vendredi, à 21 heures, l’Entente de la Cremade (un grand merci à eux) pour un match de championnat important pour elle. Les 17 et les 15 ans du Pôle Pastel auront droit à leurs matchs de championnat et les 13, 11 et 9 ans à leurs plateaux.

#Football – CDF / J.Lacourt (Marssac) : «Faire un beau cadeau de Noël au club!»

 

JonathanLacourt, enfant de ce pays de cocagne qu’est le Tarn, a longtemps cru qu’une bonne étoileveillait sur lui, quand àl’apogée de sa vingtaine triomphante, il foulaitles pelouses de ligue 1. Formé a l’US Albi, repérédès l’adolescencepar le RC Lens, alors dans le gotha du foot hexagonal, le jeune albigeois, vainqueur du prestigieux tournoi de Toulon 2006, avait tout pour faire une carrière digne d’Hugo Lloris et Yohann Cabaye , ses coéquipiers en équipe de France Espoirs. Son envol fracassé par un tacle assassinqui lui brise deux fois le tibia péroné, et ce, alors qu’il éclate aux yeux de tous sous les couleurs de Valenciennes, Jonathan Lacourt va s’accrocherpour continuer de vivre son rêvede gosse, le foot pro. De ChâteaurouxàNîmes, en passant par Amiens, le natif d’Avignona tenté de retrouver le fil d’un chemin doré qui c’est détourné un soir de Juillet 2008. Revenu au foot amateur à l’aube de ses trenteans, celui qui a grandit dans la citéépiscopale, fait le bonheur du MarssacRSRDT (Régional 1) depuis 2 saisonsActionnaire d’une marquealbigeoise de Sportwear haut de gamme (Aristow) , l’ex vice-champion d’Europe 2003 (-17 ans), a engagé sa reconversion depuis de nombreuses années et goûteà la quiétudefamiliale loin de la lessiveuse du professionnalisme. Pour lui et sa bande de copainsreprésentant du village Tarnais de 3000 âmes , la possibilité de rencontrer une équipe de ligue 1 lors du prochain tour, donne un supplémentd’âmecertain, pour réaliser un exploit faceà Pau (1er de National ) lors des 64eme de finales ce week-end . Focus sur un joueur qui désireux de mettre en lumière le foot amateur et ses vertusrêve de re-tutoyer l’instant d’un match, l’élite du foottricolore, pour prendreinconsciemment une revanche avec son destin et porter le labeur de tout un club en haut de l’affiche.

Jonathan, première question, est-ce que tu t’es remis de tes émotions de ce match de coupe complètement fou (Contre Saint Medard en Jalles, 7eme tour de Coupe de France) ? 

Remis, oui, forcément. C’était une bonne soirée, un bon moment de partage entre les joueurs, avec les gens du club, les jeunes de l’école de foot, avec les parents qui ont pu y assister. C’était une belle fête, un bon moment à vivre sur la journée. Après, chacun a ses occupations et sa vie qui reprend. 

Toi, tu as connu les joies du football professionnel, tu as connu les grandes ambiances de Bollaert. Mais, samedi dernier, on va dire que le Stade Désiré Gach avait des petits airs de Furiani ? C’était un chaudron bouillant. J’imagine que les ambiances du foot amateur doivent aussi te plaire, que ça a du te prendre aux tripes ? 

Oui, forcément, ce sont deux mondes complètement différents. Après, il y a du positif partout, que ce soit en professionnel ou en amateur. En amateur, dans ces moments-là, surtout dans ce genre d’épreuve comme la Coupe de France qui est la Ligue des Champions des clubs amateurs, il ne faut pas se voiler la face, c’est un bon moment pour parler des petits clubs. Parce-que je trouve qu’on n’en parle pas assez du monde amateur, on ne parle vraiment que des grosses cylindrées. Mais, le foot se joue à tous les niveaux et pour ça, c’est clair que ce sont de bons moments, dans un stade qui n’avait jamais vu autant de personnes. Ce sont des moments humains à partager qui sont forts. 

Il y avait un côté un peu irréel à la fin avec les fumigènes qui ont été craqués et le clapping. On se serait quasiment cru dans Téléfoot le dimanche quand on narre les aventures des petits poucets en Coupe de France ? 

C’était un contexte de Coupe, un match où on est mené jusqu’à 10 minutes de la fin. On égalise, on marque deux minutes après, je veux dire que c’était LE scénario de Coupe de France. Il faut profiter de ces moments-là, c’est quand même rare, ça n’arrive pas tous les ans non plus d’arriver à ce niveau-là pour un petit club, un petit village comme nous. Donc, il faut vraiment profiter de ce moment-là et essayer de le faire durer le plus longtemps possible. 

 

On sait que le foot est un sport collectif, qu’il se joue à 11 mais, que ce soit toi ou Brandon Marianella, vous êtes un peu les fers de lance de l’équipe. A un moment du match, que ce soit toi ou Brandon, vous avez eu l’occasion de revenir. Surtout toi, tu as loupé une occasion qui a frôlé le poteau cinq minutes avant que tu n’égalises. Est-ce qu’à ce moment-là, vous n’avez pas gambergé collectivement ou même toi personnellement, tu n’as pas commencé à te dire que ce match sentait le match qui n’allait pas passer ? Surtout qu’il y avait un « Baup junior » des grands soirs dans les barres en face. 

C’est ce qu’on s’est souvent dit. Quand le gardien en face fait une bonne prestation et qu’en plus, il est sauvé par son poteau et qu’il reste 10 minutes forcément, tu ne te mets pas à douter mais tu commences à te dire que ça va être compliqué. Et puis justement, dans ces moments-là, il ne faut pas lâcher, il faut continuer à y croire et c’est ce qu’on a fait puisque, comme tu le dis, deux minutes après, l’occasion est quasiment la même et elle est au fond. Donc, ça prouve que l’équipe ne lâche pas, qu’il y a quand même une force de caractère dans l’équipe. Comme je le dis, c’est un scénario de Coupe, c’est un bon scénario et cette fois-ci, il tourne à notre avantage. 

Maintenant, il va y avoir un 64e de finale, un 8e tour comme l’appelle la Fédé mais c’est un 64e de finale face à Pau. C’est un tirage très, très costaud, ça n’a pas le glamour d’un Niort, d’un Rodez, d’un Lens ou d’un Auxerre mais c’est très costaud, ce sont les leaders de National. C’est un défi colossal pour Marssac 

Je vais dire que oui, forcément. Après, je pense que tous les joueurs de l’équipe, même s’ils ne le disent pas trop, on joue tous au foot pour des moments comme ça. Jouer devant des supporters, du public, jouer des matchs à enjeu, on joue tous pour ça. Moi, en tous cas, je joue pour ça. Et même, quand on me dit  » mais, qu’est-ce que tu fais à Marssac ? «  et bien, Marssac, ça fait deux ans qu’on monte, qu’on passe de bons moments. L’esprit est toujours là, l’esprit de gagner, de compétition est toujours là et encore plus dans des moments comme ça, dans un 64e de finale. 

Et qui plus est à Rigaud qui est un peu ton berceau. C’est là que tu appris le foot à l’US Albi. Ca va aussi te faire plaisir de refouler cette pelouse de Rigaud ? 

Forcément, on va dire que c’est aussi un symbole pour l’équipe. Il y a pas mal de joueurs, comme moi, qui ont évolué en jeunes ou en seniors là-bas. Revenir là-bas, on n’est pas en terre inconnue, ce sera dans un beau stade avec une belle pelouse, une bonne fête. Après, ça se passera sur le terrain. Par rapport à l’équipe de Pau, évidemment que Pau est ultra favorite, il ne faut pas se voiler la face. C’est une équipe qui est première de Nationale 1. Maintenant nous, que ce soit les joueurs, le club, il faudra faire face et ne pas se dire  » on peut gagner, c’est possible « . Non, il faudra être persuadés qu’on peut le faire et, si on est persuadés, ce sera déjà quelque chose de bien pour commencer et débuter ce match et puis pour avoir quelque chose de beau. Parce-que si on commence à ne pas être persuadés et à dire  » ils sont favoris  » … Ce sera forcément dur pour nous mais, ça sera dur pour eux aussi. 

En parlant de moment dur, toi, tu en as subi un dans ta carrière pro. Je pense à ta double fracture tibia/péroné. Est-ce que ce sentiment de savoir rebondir après une grosse adversité, tu arrives aussi à l’inculquer à tes partenaires ? Cette expérience que tu as eu dans le monde pro, les problématiques mais aussi ce que ça peut engendrer d’être dans un monde pro qui est une grosse lessiveuse, est-ce que tu as pu t’en servir pour donner des conseils à tes coéquipiers et apporter un surplus d’expérience ? 

L’expérience pas dans ce sens-là parce-que ce sont deux mondes complètement différents. Avant, c’était mon métier, là, c’est plus un loisir. Mais peut-être inculquer cette envie d’être toujours dans la compétition, l’envie de gagner des matchs, de prendre du plaisir, d’avoir des résultats. Ca forcément et pas que dans la parole mais aussi sur le terrain. Comme je disais aux gens, cela fait deux ans qu’on monte, c’est qu’il y a de la qualité. A un moment ou à un autre, on peut dire ce qu’on veut, il y a de la qualité dans l’équipe qui a aussi été, je pense, améliorée. Donc, il y a des choses qui se font et qui ne se font que par la parole, qui se font aussi par des actes, que soit en compèt, en Coupe. Ce sont des choses importantes, des choses qui se transmettent et des choses qu’il faut garder. L’esprit de compétition, surtout en seniors, vouloir gagner des matchs, vouloir avancer, construire quelque chose d’intéressant avec nos moyens parce qu’on sait d’où on vient et on sait où on est aussi. Donc, avec nos moyens mais toujours essayer de tirer vers le haut. 

Et puis toi, en tant que joueur, tu étais quelqu’un qui ne lâchait rien, qui a toujours eu envie de rebondir. Parce-que, tu fais le modeste mais quand même, avec une blessure comme tu as eu, il faut être costaud mentalement et physiquement pour rebondir et revenir dans le jeu professionnel ? 

Forcément, je ne vais pas dire que ça a été facile mais, professionnel ou pas, j’ai toujours eu ce truc depuis tout petit, depuis gamin, de vouloir faire le maximum pour réussir les choses et ce que j’ai envie de faire. Depuis petit et que ce soit en pro ou aujourd’hui en amateur, j’ai toujours eu cet état d’esprit là c’est pour ça qu’aujourd’hui je joue encore au foot, que je prends du plaisir, que j’ai toujours cette envie de vivre des choses, des moments forts comme samedi dernier, toujours par rapport au haut-niveau. 

 

Le petit bonhomme qui tapait le ballon dans la cour du collège Balzac a toujours la même passion pour le ballon rond ? 

C’est le même. Il y a des choses qui se sont passées, on a tous grandi, on a fait notre vie. J’ai vécu des supers moments et j’ai envie aujourd’hui de vivre des choses totalement différentes, dans un autre registre, dans un autre environnement, dans un autre monde parce-que ce ne sont pas les mêmes mondes, les mondes pro et amateur. Mais ce sont des moments forts et desquels on se souvient. Et je le fais vivre aussi à mon fils qui vient au stade, qui n’était pas né quand j’ai connu la Ligue 1 mais un peu plus tard. Ce sont des moments qu’on partage ensemble et qui sont aussi super importants sur le plan humain avec les enfants, avec la famille. C’est quelque chose de différent mais c’est quelque chose d’intéressant. 

Pour le côté Ligue 1, tu auras toujours les albums Panini à lui présenter ? 

Non, (rires) il a plein de souvenirs à la maison pour ça, il n’y a pas de souci. 

Je n’en doute pas Jonathan. Après ce bel exploit à Désiré Gache, il va falloir maintenant aussi fédérer tout le public albigeois et du Tarn pour venir vous soutenir face à Pau. Un petit message peut-être aux supporters qui sont nombreux du Marssac RSRDT ? 

Je ne sais pas si ce sont des supporters. Ils sont comme nous, je pense qu’ils sont dans le même état d’esprit. Ce sont des choses qu’ils n’ont jamais vécues au sein du club. Justement essayer de faire perdurer ça le plus longtemps possible en commençant déjà par affronter Pau. Et que tout le monde soit présent, que tout le monde joue le jeu. Il n’y a qu’un représentant dans le Tarn, ce serait cool que toute la région, tout le département viennent nous soutenir pour ce match qui est important pour le club mais aussi pour la région et pour nous les joueurs. 

Passer un tour de plus et prendre Lens ou Valenciennes, pour toi, la boucle serait bouclée ? 

Boucle bouclée non, parce-que tous les ans, on me dit la même chose. Tous les ans, on voit qu’il y a des choses différentes qui s’accumulent qui font que j’ai toujours l’envie et le plaisir de jouer donc, boucler la boucle, non. Elle ne sera pas encore bouclée, je ne pense pas à moins d’un souci physique. Mais oui, si on a la chance de pouvoir passer, on se dit qu’on est loin mais en même temps pas si loin, d’un 32e de finale, et d’avoir la chance, parce-que c’est une chance, de pouvoir jouer contre un club de Ligue 1, il ne faut pas oublier qu’il y a ça aussi en jeu et que ça n’arrive pas non plus tous les ans. Donc, comme je l’ai dit, jouer le coup à fond et puis avoir une belle surprise, un beau cadeau de Noël pour le club et les joueurs de Marssac. 

Propos recueillis par LoïcColombié

Marssac RSRDT – FC Pau

Samedi 7 décembre 2019 à 19h30

Stade Maurice Rigaud Albi

En direct sur « Le #MagSport – RadioAlbiges » dès 18h45.

(95.4/104.2FM et http://www.radioalbiges.com).

 

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Marssac rejoint dans le money time

Stoppés dans leur élan à Castanet la semaine dernière, les marssacois reçoivent Cazères ce samedi pour la 8ème journée de R1. Un sacré morceau au menu tant les haut-garonnais surfent sur leurs récents succès en championnat. La partie démarre sans round d’observation et dans le premier quart d’heure les occasions se succèdent de part et d’autre, mais Marssac impose son tempo. Une frappe de Ferdouel flirte avec la barre, un tir de Lacourt arrive dans les bras du gardien et côté Cazères c’est Benameur qui bute sur Frede. L’ouverture du score par les tarnais arrive assez logiquement par Diomande idéalement servi par Ferdouel sur une remontée de terrain supersonique. Après une nouvelle occasion d’Adami pour Marssac, c’est ensuite contre le cours du jeu que les visiteurs égalisent à la demi-heure par Rbiaa qui voit arriver miraculeusement la balle dans ses pieds sur un corner qui traverse la défense marssacoise. A partir de ce moment les cazériens prennent le dessus et pressent les buts tarnais sans parvenir à prendre l’avantage avant la pause.

Une fin de match débridée

A la reprise Diomande lancé par Lacourt a l’occasion de doubler la mise pour Marssac mais Rivière réalise une parade exceptionnelle pour préserver ses buts. Quelques minutes plus tard ce sont les visiteurs qui voient deux occasions consécutives anéanties par un sauvetage de Maurice d’abord puis une parade de Frede ensuite. Le jeu s’accélère et va d’un but à l’autre, et Marianella stoppé illégalement dans la surface à l’issue d’une chevauchée permet à Lacourt de donner l’avantage aux tarnais. Quelques minutes plus tard Rivière a de nouveau l’occasion de démontrer ses qualités face à Michel. La partie est désormais débridée et l’arbitre qui semblait déjà débordé depuis un bon moment, persévère dans les décisions incohérentes au risque de voir la partie s’envenimer. Bien décidé à être le triste héros de la soirée il accordera dix minutes de temps additionnels qui permettront aux visiteurs d’égaliser sur corner, et s’empressera ensuite de siffler la fin du match. Le banc marssacois peut malgré tout nourrir des regrets pour n’avoir pas su concrétiser les nombreuses occasions et offert aux cazériens les deux buts du match nul.

Marssac - Cazères :  2 - 2    

Régional 1 - Groupe A - 8ème journée - MT : 1 - 1

Samedi 30 novembre 2019 – 19h00 – Stade Désiré Gach à Marssac

Arbitrage de M. Galibert assisté de M. Moulinier et M. Ksouri


But : Diomande (14ème) et Lacourt (71ème) pour Marssac, Rbia (26ème) et csc (97ème) pour Cazères

Marssac : Frede, Peters, Barry, Ruiz, Maurice (cap.), Casano, Lacourt, Adami, B.Marianella,  Ferdouel, Diomande, El Khourdj, Michel, Fethi ; Ent. : Bertrand et Caria

 

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