Mercredi 26 Décembre 2018

Capitaine de Marssac à 24 ans, David Maurice se bat chaque semaine pour le bien-être du collectif. Peu attiré par les grands challenges, ce plombier-chauffagiste a pourtant quelques rêves en tant que joueur amateur.


Quel est votre parcours de footballeur ? 
J'ai pas mal navigué entre Albi et Marssac. Du coup, je suis revenu à Marssac il y a deux ans. J'ai toujours eu une très bonne entente avec les dirigeants, notamment le président. C'est vraiment le club dans lequel je me sens le mieux. 

Et Castres, ça ne vous a jamais tenté ? 
Non. On m'a déjà proposé d'aller faire des tests, par exemple à Blagnac. Mais ça ne m'a jamais intéressé d'aller jouer trop loin. 

Qu'est-ce qui vous a lancé dans le ballon rond ? 
Mon père était à fond dans le football. Ma grande sœur de son côté a joué à l'ASPTT Albi et au TFC en D1. Nous sommes six enfants et sur les six, il n'y a que ma petite sœur qui n'a pas chaussé les crampons. 

Quelles sont les valeurs que vous voulez partager sur le terrain ? 
Pour moi, ce qui est primordial, c'est l'esprit d'équipe. J'ai horreur des joueurs qui se la jouent perso et ne pensent qu'à eux. C'est notamment l'une des raisons de mon départ d'Albi. À Marssac, on retrouve l'état d'esprit que j'aime où nous créons des liens et d'être vraiment une équipe en jouant l'un pour l'autre.
 

Maurice à la tête de ses troupes.
Maurice à la tête de ses troupes.
 
 

"La mairie ne nous aide pas beaucoup et ça nous freine dans notre progression."

Au niveau des objectifs, vous en avez quelques uns ? 
Personnellement, j'aimerais réaliser une montée en R1 avec Marssac. Cette année, nous n'allons pas nous le cacher, nous avons le potentiel et le groupe pour. Après, nous sommes un peu freinés à Marssac par les infrastructures. La mairie ne nous aide pas beaucoup et ça nous freine dans notre progression. Sinon pourquoi pas rafler une coupe d'Occitanie, je ne dirais pas non. La coupe de France c'est autre chose (rires). Après j'ai connu avec Marssac, une belle affiche de Coupe de France contre Clermont il y a quelques années et c'est un moment que j'aimerais revivre. Au niveau auquel nous jouons, il y a beaucoup de joueurs qui rêvent de jouer contre une équipe professionnelle.

Même si ce n'est pas pour de suite, vous vous verriez raccrocher les crampons pour entraîner ? 
J'ai encore le temps pour le moment mais pourquoi pas ? Une fois que j'arrêterai le football en tant que joueur, j'aurai du mal à complètement stopper ce sport. Ça passera peut-être par le poste de coach mais je n'en suis pas encore là. Plus tard je peux jouer, mieux c'est.
 

Maurice n'est pas contre une petite bière pour fêter les succès de son équipe (crédit photo Marssac)
Maurice n'est pas contre une petite bière pour fêter les succès de son équipe (crédit photo Marssac)