Colomiers. Un entraîneur de foot tabassé à Toulouse

  • Agression au bord d’un terrain de foot./Illustration Pixabay
     
    Agression au bord d’un terrain de foot./Illustration Pixabay
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Samedi 22 février, Arnaud*, l’entraîneur d’une équipe de jeunes de l’US Colomiers a été violemment agressé alors que son équipe participait à un modeste tournoi de foot dans le quartier Saint-Simon, à Toulouse. Hier, deux jours après l’incident, ce bénévole de 40 ans restait particulièrement meurtri. "Je suis choqué, traumatisé", affirme-t-il. Et il a mal, "malgré les anti-douleurs". Fracture de l’os molaire gauche, ecchymoses. Voilà pour le bilan médical.

 

Il se fait passer pour un éducateur de Marseille

Mais que s’est-il passé au bord de ce terrain de foot, où quelques équipes composées d’enfants s’affrontaient amicalement un samedi matin ? "J’étais dans mon match, je ne faisais pas attention à ce qu’il y avait autour de moi", explique Arnaud dans un premier temps. Mais à la fin de la partie, il remarque un homme venu lui adresser la parole. Casquette sur la tête, "lunettes sur les yeux", diront certains témoins.

"Au début, il m’explique qu’il est éducateur à Marseille". Arnaud pense qu’il veut lui parler de ses joueurs et engage la conversation. Mais très vite, la situation dégénère. "Il me pousse au niveau du torse et me dit Arrête de faire chier les parents. Je comprends alors qu’il n’est pas celui qu’il prétend." Arnaud ne se démonte pas et le repousse, mais l’instant d’après, c’est le trou noir. "Je ne sais pas s’ils étaient deux et si l’autre m’a frappé par derrière, tout ce que je sais, c’est que je me suis écroulé." Perte de connaissance, pompiers à la rescousse, transport aux urgences.

Dans l’esprit d’Arnaud, l’origine de l’agression peut venir de ses choix en tant qu’éducateur au sein du club, "même si les origines peuvent être multiples". Fort de ses 25 années passées à entraîner bénévolement dans le monde du foot amateur, il sait que la gestion d’une équipe, même très jeune, peut provoquer de sérieuses tensions, notamment avec les parents. Pour lui, il n’est plus question de refouler les bords de terrains, en tout cas pas à Colomiers. Au club, on le soutient, et on sait qu’il sera de plus en plus difficile de trouver des éducateurs dans un contexte de plus en plus explosif.

Hier après-midi, Arnaud est allé déposer plainte, en compagnie du président du club.

*Le prénom a été modifié